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par Aude France, Diététicienne-Nutritionniste en Essonne (91), experte dans la perte de poids durable

La fringale de 17h00: Faut-il vraiment s’en inquiéter?

Une envie difficile à ignorer en fin de journée

 À peine arrivé(e) à la maison, le besoin de manger se fait sentir. Pourtant, ce ne sont pas des aliments comme les fruits qui attirent, mais plutôt des produits gras et/ou sucrés : biscuits, chocolat, chips, fromage avec du pain…

Même en sachant qu’un autre choix serait plus raisonnable, l’envie semble difficile à contrôler. Cette sensation donne parfois l’impression d’un manque de volonté. Faut-il s’en inquiéter ?

Un phénomène naturel, souvent émotionnel

 La fringale de 17h est un phénomène parfaitement naturel. Dans la majorité des cas, elle ne traduit pas une faim physiologique, mais une envie liée aux émotions.

Après une journée de travail, un besoin de relâchement apparaît : se détendre, décompresser, se réconforter. La fatigue s’installe, et manger devient alors un moyen de retrouver du bien-être avant de poursuivre la journée.

Ces envies ne sont pas anormales. Elles participent à l’équilibre émotionnel, au même titre que la faim ou la soif participent à l’équilibre physiologique.

Pourquoi ces envies se portent-elles sur le gras et le sucré ?

 D’un point de vue biologique, les envies émotionnelles se dirigent naturellement vers des aliments à forte densité énergétique, c’est-à-dire riches en sucres ou en graisses. Il est donc logique qu’une pomme ou des concombres ne suscitent pas d’intérêt dans ces moments-là.

Ainsi, face à une envie de sucré, l’organisme s’oriente spontanément vers du chocolat ou des biscuits. Pour le salé, il privilégiera plutôt le fromage, la charcuterie ou les biscuits apéritifs. Ce sont ces aliments qui apportent le sentiment de réconfort recherché

Écouter ses envies : un comportement alimentaire équilibré

Une personne dont le comportement alimentaire est régulé s’autorise à répondre à ces envies. Elle mange ce dont elle a réellement envie, sans culpabilité, et s’arrête naturellement lorsque la satisfaction est atteinte.

Le piège de la restriction

À l’inverse, les difficultés de contrôle apparaissent souvent chez les personnes qui cherchent à maîtriser leur poids en restreignant leur alimentation.

Remplacer l’aliment désiré par une option jugée plus « saine », comme un fromage blanc à la place de chocolat, peut sembler pertinent. Pourtant, cela engendre souvent une frustration.

Cette frustration nourrit l’envie initiale. Lorsqu’elle n’est pas satisfaite, elle s’intensifie progressivement jusqu’à devenir difficilement contrôlable, pouvant conduire à des épisodes de grignotage importants, voire à des compulsions.

Se faire plaisir plutôt que résister

Il est essentiel de rappeler qu’avoir envie de manger est un phénomène naturel. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est de tenter de résister systématiquement à ces envies.

Plus la résistance est forte, plus le risque de perte de contrôle augmente

 

Le vrai risque, c’est la privation

En définitive, le véritable risque ne réside pas dans le fait de se faire plaisir, mais dans la privation.

Se restreindre alimente les excès, tandis que s’autoriser à répondre à ses envies permet, au contraire, de mieux les réguler.

Prêt·e à arrêter les méthodes extrêmes, à apaiser vos repas, à retrouver votre liberté alimentaire ?

Contactez-moi pour une première consultation : nous ferons le point sur votre histoire, vos difficultés, vos objectifs, sans aucun jugement, pour bâtir ensemble un chemin vers une alimentation qui vous convient.

Mon objectif : vous aider à restaurer une relation sereine, libre et durable avec l’alimentation.

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Diététicienne-Nutritionniste - Hypnopraticienne - experte depuis plus de 25 ans, je vous accompagne sans jugement, sans plan rigide, sans restrictions.