On en entend parler partout : "Les analogues du GLP-1 bouleversent la prise en charge de l’obésité et du surpoids médicalisé."
En mimant l’action d’hormones naturellement sécrétées par l’intestin (GLP-1 et GIP), ces traitements agissent notamment sur le cerveau en augmentant la satiété et en ralentissant la digestion.
Pourtant, en tant que diététicienne-nutritionniste, je constate une réalité essentielle sur le terrain : le médicament aide à diminuer la faim, mais il ne réorganise pas à lui seul notre relation avec l’assiette.
Mais au fait, qu’est-ce que le GLP-1 ?
Le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) est une hormone naturellement produite par notre intestin après un repas. Elle fait partie des incrétines, des hormones qui participent notamment à la régulation de la glycémie en favorisant la sécrétion d’insuline lorsque cela est nécessaire.
Le GLP-1 joue également un rôle dans notre comportement alimentaire : il agit sur le cerveau et participe au rassasiement et à la satiété, tout en ralentissant la vidange de l’estomac. Il contribue ainsi naturellement à réguler notre prise alimentaire.
Les médicaments comme Wegovy® reproduisent et prolongent certains de ces effets naturels du GLP-1, tandis que Mounjaro® agit à la fois sur les récepteurs du GLP-1 et du GIP.
Comprendre les différentes molécules disponibles
Il est parfois difficile de s’y retrouver entre les différents noms commerciaux. Voici un résumé des principales molécules utilisées en France :
OZEMPIC® — Sémaglutide
Ozempic® contient du sémaglutide, un agoniste du récepteur du GLP-1. Il est indiqué dans le traitement du diabète de type 2.
WEGOVY® — Sémaglutide
Wegovy® contient également du sémaglutide. Contrairement à Ozempic®, il est indiqué dans la prise en charge du poids, chez certains patients présentant une obésité ou un surpoids associé à des problèmes de santé.
MOUNJARO® — Tirzépatide
Mounjaro® contient du tirzépatide. Sa particularité est d’agir sur deux récepteurs hormonaux : le GIP et le GLP-1. Il est utilisé dans le traitement du diabète de type 2 et dans la prise en charge du poids chez certains patients.
Quelle perte de poids peut-on réellement attendre avec les analogues du GLP-1 ?
« Selon les études, les traitements agissant sur le GLP-1 permettent en moyenne une perte d’environ 15 à 20 % du poids initial après un peu plus d’un an de traitement, avec des résultats variables selon la molécule, la dose et les patients. »
Références : Wilding J.P.H. et al., STEP 1, New England Journal of Medicine, 2021 ; Jastreboff A.M. et al., SURMOUNT-1, New England Journal of Medicine, 2022.
Une perte de poids durable ? Faut-il prendre le traitement à vie ?
L’une des questions qui revient le plus souvent est celle de la durée du traitement. Faut-il prendre Wegovy® ou Mounjaro® toute sa vie ? Il n’existe pas une réponse unique : l’obésité étant une maladie chronique, un traitement au long cours peut être nécessaire chez certains patients, mais sa durée doit être discutée individuellement avec le médecin. Ce que montrent les études, c’est qu’après l’arrêt, la faim peut réaugmenter et une reprise de poids est fréquente. Dans l’étude STEP 1, un an après l’arrêt du sémaglutide, les participants avaient repris environ deux tiers du poids précédemment perdu. Une reprise importante a également été observée après l’arrêt du tirzépatide dans l’étude SURMOUNT-4. C’est pourquoi la période sous traitement peut aussi être mise à profit pour travailler sur l’alimentation, les sensations de faim et de satiété et les comportements alimentaires, afin de construire des habitudes qui pourront accompagner le patient dans la durée.
Protéger sa santé pendant le traitement
Une perte de poids trop rapide sous traitement par GLP-1 peut cacher un piège majeur : la fonte musculaire.
Sans un apport quotidien adapté en protéines de qualité, le corps peut s’affaiblir. De plus, le ralentissement de la vidange de l’estomac peut provoquer des effets secondaires digestifs inconfortables : nausées, constipation, ballonnements.
Un ajustement précis de votre alimentation, en veillant notamment aux apports en fibres, en bonnes matières grasses et à une hydratation suffisante, peut aider à mieux tolérer le traitement.
Le rôle clé de l’alimentation comportementale
Qu’advient-il le jour où l’on diminue ou arrête le traitement ?
Si les automatismes liés aux émotions, au stress ou aux restrictions alimentaires passées n’ont pas été explorés, le risque de reprise de poids est réel. C’est ici que mon approche globale prend tout son sens.
En combinant la nutrition à l’alimentation intuitive et à l’hypnose, je vous aide à:
- Redécouvrir vos véritables signaux de faim et de satiété
- Apaiser l’anxiété liée à la nourriture
- Désamorcer les compulsions alimentaires sans frustration.
Un suivi sur mesure en Essonne (91)
Ces traitements médicaux sont des outils puissants, mais ils nécessitent une éducation thérapeutique et un suivi pluridisciplinaire.
Je vous accompagne pas à pas afin de préserver votre santé, de consolider les changements obtenus et de retrouver une relation plus sereine avec votre alimentation et votre corps.
Si vous suivez ou envisagez ce type de parcours de soins, je vous accueille sur rendez-vous au sein de mes cabinets d’Arpajon et de La Ferté-Alais, en Essonne (91), ou à distance en téléconsultation.